Après tout, pourquoi ne pas y croire? Je ne dis pas non plus que je le souhaite, au vu de la grande cuvée qui s'annonce au prochain repêchage, mais ne se doit-on pas de supporter son équipe? Mine de rien, une saison de 48 matchs seulement ouvre la porte à pas mal de surprise. Avec un bon départ, de nombreuses organisations pourraient se faufiler en toute discrétion en série. S'il le faut, rappelons juste que Minnesota, Toronto ou Edmonton ont longtemps trôné en haut des classement l'an dernier avant de tomber dans la cave. 48 matchs, cela signifie un sprint sans pause et le sort des équipes se décidera sur leur capacité à lancer la machine à plein régime et à la garder ainsi jusqu'à la fin avril.
S'il est inutile de répéter encore une fois que chaque point récolté comptera double par rapport à une saison complète, cela implique de se concentrer sur certains points qui ont plombé les chances du Canadien l'an passé.
1/ Le power play
Avec un maigre 14.3% l'an passé, le Canadien se situait au 28e rang de la ligue. Dans une saison où les équipes vont avoir plus peur de perdre que de gagner, le power play sera, je crois, plus que jamais l'arme décisive pour aller chercher des victoires. La faiblesse à la pointe étant sans doute l'une des raisons du manque de succès l'an passé, le retour de Markov peut-il changer la donne ? On avait senti une amélioration après son retour. Et si Subban se mettait à cadrer ses shots en plus... l'ajout d'un gros gabarit ou d'un vrai poison devant le gardien adverse pourrait également aider. Un Bourque en forme ? Moen ? Dumont remplit très bien dans ce rôle avec les Bulldogs (même sans le gabarit...)
2/ Les tirs de barrage
Avec 12 défaites (pour 5 victoires), Montréal est tout simplement l'équipe qui a le plus perdu en tirs de barrage l'an dernier. Et dans une saison où les points comptent double... Si rien n'allait l'an dernier à ce chapitre, les piètres performances de Carey Price étaient tout de même des plus préoccupantes. On a parlé d'un manque de confiance en lui avec l'accumulation des défaites. Peut-être, voir sans douten au vu de sa mine dépitée chaque fois que le Canadien se rendait là, ses erreurs de positionnement... On le sait pourtant excellent dans cet exercice et s'il retrouvait son niveau habituel, le Canadien pourrait gagner là de précieux points dans la course aux séries. A noter que Gionta faisait également très bien avant sa blessure, son retour donne une arme offensive de plus au Canadien. Il sera intéressant de voir si Galchenyuk peut se frotter à l'exercice s'il en a l'occasion durant son passage.
3/ Éviter les blessures
Amputé à grands coups de hachoir l'an passé, le Canadien peut-il garder ses joueurs en forme dans un calendrier aussi serré ? Certes toutes les équipes seront soumises au même régime mais certains éléments indispensables à la bonne marche du CH sont des " facteurs de risque ". On pense à Markov qui doit stabiliser la défensive du canadien et le power play. Gionta, même s'il n'est plus l'arme numéro un, la présence du capitaine sur la glace et dans la chambre est un avantage indéniable. Des vétérans plombiers en forme, comme Moen devront être là. Et prions pour que Price puisse rester en santé, parce que sinon... dreaming of Seth Jones...
4/ Voler des victoires
Je n'ai pas réel souvenir de voir Price voler des rencontres l'an passé. Peut-être une ou deux mais pas plus. Par contre, je me souviens de voir le Canadien se faire voler par un gardien adverse dans des rencontres largement gagnables (Buffalo, la Floride, etc.). Quelques rencontres gagnées par le talent seul de Price ne feraient pas de mal au moral de l'équipe et au classement final.
5/ De la profondeur en attaque
Heureusement que Pacioretty - Desharnais - Cole ont fait des étincelles en 2012, parce que sans cela... Plekanec est une valeur sûre mais il aura besoin d'ailiers capables et si possible les mêmes toute l'année. Gionta avait une moyenne de 0.48 point / game avant de quitter l'équipe mais derrière tous se situent en dessous d'un point toutes les 3 rencontres. Même Moen avait une meilleure moyenne que Bourque après avoir joué en début d'année sur le second trio... Bref, c'est un appel à responsabilité ici lancé à Bourque, Eller, Gionta, Moen pourquoi pas, l'équipe à besoin de vous. Galchenyuk ? Je ne le vois pas rester toute l'année.
Espérons que Michel Therrien saura prendre en main son équipe en si peu de temps, avec un personnel d'entraîneurs renouvelé. Croisons les doigts et faisons confiance.


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